Mon blog - TER'HAPPY Eugénie THEVENON Coach professionnel certifié Troyes Aube Champagne Grand Est

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Les émotions simples

TER'HAPPY Eugénie THEVENON Coach professionnel certifié Troyes Aube Champagne Grand Est
Publié par · 31 Juillet 2019
Les émotions font parties de notre expérience de vie. Elles representent un morceau non négligeable de notre rapport au monde,  intérieur et extérieur. Elles nous délivrent de précieux messages auxquels il est judicieux de porter toute notre attention, comme on peut écouter une douleur physique qui crie, elles sont des voyants lumineux mouvants qui nous parlent.  Elles prennent naissance dans notre être et s'expriment par des caractéristiques physiques, physiologiques, psychologiques, et subjectives spécifiques.  Les émotions ne nous parlent que de nous, de la manière dont on vit la vie, de notre réalité du moment, de notre subjectivité, de nos valeurs, de notre représentation du monde.

La joie:


Elle exprime une satisfaction sur un sujet important par un ressenti agréable dans le corps manifestant le contentement. Je me sens comblé. Elle est déclinée en differentes appelations selon son intensité et l'object du contentement. Dans la famille de la joie un panel d'émotions prennent naissance. (extase, emerveillement, ravissement...)

La colère:

Elle témoigne l'insatisfaction que je vis et est souvent dirigée vers la personne que je  pense responsable de la frustration ressentie. C'est une émotion qui est créatrice d'une puissante énergie. Mon corps se tent, mes muscles se contractent, mon coeur s'accélère, mon corps dégage de la chaleur, se charge pour agir, se défendre... Elle se décline elle aussi en un panel d'autres émotions selon son intensité, l'objet et la cause de la colère.

Elle exprime un besoin non contenté, une frustration. Elle peut m'informer aussi d'une atteinte à mon intégrité physique et/ou psychologique: un manque de respect par exemple. Elle me dirige à la mise en place d'action pour me faire respecter. C'est une émotion saine qui me donne une information sur ce que je vis. Elle m'invite à me responsabiliser quant à la satisfaction de mes besoins. L'autre n'en est que le révélateur.

Elle est génératrice d'un concentré d'élan vital appelé agressivité. Il n'est pas toujours aisé de la mettre en mot de manière juste sans blessé l'autre, et il est tentant de la projeté sur celui qu'on estime en être responsable.  Et pourtant, elle ne parle que de moi. La laisser vivre et s'exprimer librement dans le corps évite les blocages.

La tristesse:

Elle m'indique un manque de nature affective en terme de perte ou de besoin. Son intensité est proportionnelle à l'importance que représente  la perte pour moi et ou du manque. Elle est saine et normale. Elle m'indique et me temoigne d'un manque et d'un besoin de nourriture affective à combler.

Nous sommes des êtres sensibles faits d'émotions, vulnérables dans la perte du lien. De  la même manière où lorsque je me coupe je saigne sur le plan de mon corps, sur le plan de mes émotions quand je perds quelque chose ou quelqu'un d'important je saigne ( je me sens triste ) et je pleure. J'ai alors besoin de réconfort et de lien. Pour cicatriser d'une coupure, le sang coule et coagule, une croûte se forme afin qu'une nouvelle peau en dessous voit le jour. Pour la perte d'un lien affectif et peu importe la nature, objet, situation, personne, les larmes sont le sang et le réconfort le processus de coagulation qui permet la formation de la croute et la cotérisation de la rupture du lien.  On dit parfois ( et à très mauvais escients ) que les hommes forts ne pleurent pas, et c'est une grande absurdité. Si je me coupe je saigne, et c'est sain car ça me permet de cicatriser. Si je suis triste je pleure et c'est sain car ça me permet de cicatriser. Si je refoule ma tristesse, que je ne l'accueille pas, elle est le début de la gangrène de mon âme. Mes plaies émotionnelles continues à saigner à l'interieur et la croûte ne se fait pas. Accueillir sa tristesse, la ressentir dans son corps, pleurer, exprimer la vulnérabilité inhérente à tous les être vivants, demander du réconfort le recevoir et accueillir la chaleur de l'autre sont des expressions de notre humanité dans toute la beauté de sa fragilité.

La peur

Elle m'informe d'un danger potentiel dans un futur plus ou moins proche. Elle est subjective et dépend de l'interprétation que je fais d'une situation.
Elle est déclenchée par la perception d'un danger réel ou imaginé.  Mes pensées déclenchent l'émotion par rapport à ce que j'imagine qu'il pourrait se passer. L'opération mentale qu'est la peur est constituée de 4 éléments: les faits (ce que je vois ), les émotions, une production de mon imaginaire, et un jugement  porté.

Lorsque j'ai peur tout mon organisme se met en mouvement pour maintenir et préserver la vie. Des réactions physiologique en cascade mobilisent mon corps pour réagir très rapidement à ce qu'il est en train d'arriver.  Je suis au volant, deux filles traversent impunément sans regarder et si je n'agis pas je vais les percuter. Décharge d'adrénaline, accélération du rythme cardiaque, tension dans mon corps, acuité plus fine, hyperconcentration, et rapidité réflexe des mouvements me font éviter de justesse la collision et le drame...

La peur nous avertit d'un danger.  Elle nous fournit l'information nécessaire afin de nous protéger. Elle est précieuse et indispensable à la vie.

Elle me permet de mettre en place toutes les actions nécessaires pour assurer une réussite. Ainsi si j'ai des examens à passer, une peur saine par sa manifestation m'informe du chemin qu'il me reste à parcourir entre mon niveau de connaissance de maintenant  et celui dont j'ai besoin pour valider l'évalution. De cette manière je mobilise de l'énergie en créant des ressources sur le chemin du passage de l'insécurité à la confiance.

Elle peut renvoyer à un vécu traumatique non digéré lorsqu'elle  fait irruption dans une situation  banale de la vie quotidienne et me paralyse. Il est judicieux d'aller chercher de l'aide auprès d'un professionnel afin de retrouver sa liberté d'être et d'agir en sécurité.

Dans tous les cas la peur est une émotion utile. Elle est la gardienne de la vie en moi. Elle me permet de générer un élan vital et du mouvement vers des actions pour créer des ressources et rétrouver un état de sécurite. Elle m'informe aussi de mon système de représentations imaginaires intérieures, et me montre une blessure émotionnelle à apaiser.

Le dégoût:

Le dégoût estune déclinaison de la colère. Réaction de trop plein, il porte le message de nocivité, toxicité comme par exemple lorsque j'ai suffisament mangé. Il s'agit d'une répulsion qui peut être de l'ordre physique ou morale. Il peut renfermer un jugement moral. C'est un indicateur pour prendre de la distance avec l'objet concerné. Il peut exprimer une lassitude à laquelle se joint une aversion, me signalant que j'en ai assez...


La surprise:

C'est une émotion déclenchée par la survenu d'un évènement inattendu auquel je n'étais pas préparé. Un bruit soudain, la vue de quelqu'un que j'aime et qui me fait la surprise de venir me voir. Mes yeux s'écarquillent ma bouche s'ouvre, mon rythme cardiaque s'accéllère puis revient vite à la normale. Je suis étonnée.




Une émotion simple a une durée de vie courte, quelques secondes à quelques minutes. L'accueillir la ressentir et comprendre ce qu'elle nous dit est essentiel dans le maintien de notre bonne santé mentale. Chaque émotion parle de moi, de la manière dont je vis une situation, de mes besoins comblés ou non. Un voyant s'allume sur mon tableau de bord intérieur ( j'ai faim, j'ai besoin de manger, j'ai soif, j'ai besoin de boire, j'ai une émotion, je me sens triste par exemple j'ai un besoin de nature affective).

Si je n'écoute pas une douleur ( elle me signale la perte d'intégrité d'une partie de mon corps) ,et que je n'y reponds pas par une action adéquate elle s'amplifie. Si je n'écoute pas une émotion désagréable le volume de son expression monte. Si je persiste dans la non reconnaissance de l'expression de la vie en moi, ma santé mentale s'en voit petit à petit déséquilibrée. Sans pour autant rentrer dans une pathologie lourde, je peux par la dénégation de cette partie vivante de moi entrer dans une dépression, matérialiser une phobie des attaques de panique, de l'angoisse. Si je n'exprime pas mes émotions, j'ai l'habitude de donner cette image aux personnes que j'accompagne, c'est comme si au bout d'un moment j'étais en "occlusion émotionnelle" . Nous ne nous posons pas la question d'aller aux toilettes quand nous avons envie de pipi. Nous y allons c'est tout. Et lorsque ce mode d'évacuation dysfonctionne par ce qu'on se retient, ou que c'est bloqué, nous nous sentons vite très mal. Les émotions c'est la même chose. Et il est sain a de multiples niveaux notamment pour la relation de les mettre en mots.



Les blocages émotionnels peuvent survenir lorsque nous vivons des évenements traumatiques forts. Des mécanismes de défenses se mettent en place pour nous proteger car nous ne sommes pas en mesure de digerer l'information, de par la violence du message qu'elle délivre. Un temps d'intégration est nécessaire. Des fois ce n'est tout simplement pas possible et notre système dysjoncte, comme lorsqu'il y a une surtension dans un compteur éléctrique et que celui ci se coupe afin d'éviter l'incendie.  Dans ce cas osez demander de l'aide, et entourez-vous.

Prenez soin de vous, et au plaisir de vous retrouver dans un prochain article...

Eugénie Thevenon



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